Lutte contre le travail forcé au Brésil

 

“ […] Dans l’État de Sao Paulo, les coupeurs de cannes commencent à intenter des procès aux recruteurs de main-d’oeuvre, qui les ont mensongèrement engagés dans les États du Nord dont ils sont originaires.

Ces coupeurs travaillent huit mois par an, dans les pires conditions, accablés de dettes, sur les plantations de grandes multinationales sucrières où sont intéressés Beghin Say, Louis Dreyfus, Südzucker, Nordzucker, ou la British Sugar, qui toutes se lavent les mains dans la vasque de Ponce Pilate, sous le prétexte que les responsables sont les entrepreneurs locaux, à qui elles sous-traitent les problèmes de main-d’oeuvre.

Néanmoins, sous la pression d’une opinion mondiale qui pèse au moyen de pétitions multiples et répétées, les industriels sucriers européens se sont engagés en 2003, à respecter dans ce domaine une déontologie qui devrait porter ses fruits…

Si leurs partenaires extra-européens, veulent bien les accepter un jour et si les autorités fédérales brésiliennes leur accordent leur aide inconditionnelle.

Les États-Unis ne seraient pas non plus épargnés par ce fléau.

  Esclavage pour dettes

“[…] Les esclaves sont vite formés sous la violence des torgnoles (“ coups de rasoirs, brûlures de cigarettes, coups ayant entraîné des fractures du nez”), et doivent chaque jour se débrouiller pour rapporter la somme exigée.

Évidemment, ils sont menacés des pires sévices, s’ils parlent à la police.

Fugueurs, dès qu’on les place dans des centres, ils brouillent les pistes et rendent les enquêtes très difficiles.

Aussi, ces mafias, sont-elles peu souvent démantelées.

La mendicité concerne plutôt les clans tziganes originaires d’Europe orientale.

Le terme clan, étant à prendre dans le sens ethnologique, implique une étroite solidarité de membres qui ne sont pas forcément de même nationalité, de manière que la loi du silence déjoue toutes les tentatives de répression.

Il n’en reste pas moins, que des caïds imposent à certains membres du clan d’aller mendier en contrefaisant l’estropié.

Placés par des estafettes à des carrefours ou devant des magasins, des gamins ou des femmes chargées de nourrissons, s’accroupissent pour mieux s’humilier dans leur quête.

On leur interdit, de parler à qui que ce soit, et s’ils ne soumettent pas aux directives, les sévices pleuvent.

Lors de contrôles effectués par la brigade de Paris, les médecins de l’Hôtel-Dieu, ont reconnu que ces enfants, étaient sous sédatif et qu’un certain nombre d’entre eux, avaient volontairement été mutilés.

Autre forme de mendicité, celle que l’on voit pratiquer par des sourds-muets, qui placent sur les tables des cafés et des restaurants, de menus objets accompagnés d’une étiquette “je suis sourd-muet”.

En 2000, on en a repéré 400, tous originaires d’Ukraine, recrutés de force et exploités par une mafia qui a été entièrement démantelée.

Totalement privés de liberté, ces handicapés subissaient un apprentissage dans leurs propres pays avant d’être expédiés aux quatre coins de l’Europe dans la clandestinité et sans aucun papier.

Soumis à des pressions psychologiques et à des sévices psychiques, ils devraient vendre à une cadence difficile à tenir un certain nombre d’objets qu’ils achetaient aux patrons de la mafia, auxquels, ils versaient en outre un impôt mensuel de la valeur de plusieurs milliers de francs”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Audrey Crespo-Mara, est une femme indépendante, diplômée du centre de formation des journalistes.

L’épouse de Thierry Ardisson “ACM” a fait son bout de chemin en travaillant dur.