La descente aux enfers continue

 

Après sa mise en examen pour acte immoral, et incarcéré pour une période indéterminée depuis le 2 février, les ennuis judiciaires s’accumulent autour de l’islamologue suisse, Tariq Ramadan.
Une manifestation qui tourne à l’échec, des proches qui s’abstiennent de riposter, deux nouvelles plaintes et un changement d’avocats, les semaines écoulées auront été cauchemardesques pour le professeur genevois.
Depuis début mars, rien ne s’était déroulé comme prévu pour la défense du théologien âgé de 55 ans.
Une manifestation qui s’était organisée à Paris, au Trocadéro ; La mobilisation a été très modeste, à peine une soixantaine de personnes, selon le quotidien ‘‘ Le Figaro ’’.

Une défense qui opte pour le silence


Du côté de la campagne officielle de soutien, FreeTariqRamadan, lancée entre autres par le cofondateur de l’Union des Jeunes Musulmans, Yamin Makri, le bilan ne s’annonce pas mieux.
Au tout début de l’enquête, les soutiens ont su faire entendre leur voix et leurs arguments, récoltés des fonds de plus de 100 000 euros pour couvrir les frais d’avocats de l’islamologue et faire face à la bataille médiatique. Ces derniers jours on a plus vraiment de nouvelles annoncées par la défense.
Selon divers médias français, ce même comité, n’était pas sur la même longueur d’onde avec l’équipe d’avocats du Suisse. Yassine Bouzrou et Julie Granier, qui aujourd’hui ne sont plus sur cette affaire ont été remplacé par Me Emmanuel Marsigny, censé être plus rigoureux et médiatique.
Le pire est manifestement venu avec l’arrivée de deux nouvelles plaintes pour acte immoral.
Outre les inculpations elles-mêmes, la nature de ces révélations va sans doute mettre à mal la défense du professeur. L’une car elle est fortement documentée et l’autre parce qu’elle aurait été déposée depuis les États-Unis. Consternant pour le comité de soutien qui estime l’islamologue victime d’un ‘‘ Deux poids deux mesures ’’, car il serait en France perçu comme le musulman à ‘‘ finir ’’.
Le théologien reste évidemment présumé innocent, mais sortira certainement affaiblit de ces évènements.

Retour sur les deux dernières plaintes


Le 19 février 2018, la dernière plainte aurait été déposée plainte par téléphone, révélant des faits qui se seraient passés en août 2013. Selon des informations communiquées par le quotidien ‘‘ La Libération ’’, il s’agirait d’une Américaine musulmane habitant le Koweït.
Le 19 février 2018, cette dernière aurait déposé plainte par téléphone, évoquant des faits qui se seraient passés en août 2013. Selon la même source, à cette époque, le théologien se trouvait à Washington pour assister à la 50e édition du Congrès effectué par la Société Islamique d’Amérique du Nord.
En tant qu’ ‘‘ instructrice culturelle ’’ au sein du département américain de la défense, la jeune Américaine enseignait aux militaires, l’histoire de l’islam et la culture du Moyen-Orient.
Elle aurait contacté Tariq Ramadan, docteur en théologie, en mars 2012 pour parfaire ses connaissances qu’elle estimait lacunaires.
Ayant été brefs, les échanges auraient repris en l’été 2013, suite au déplacement de l’islamologue à la capitale américaine. Après lui avoir suggéré une invitation au déjeuner, qu’il a fini par décliner, la jeune femme se serait présentée de son plein gré à sa chambre d’hôtel.

Dans le cas de cette plainte, celle-ci ne débouchera pas forcément sur une mise en examen. Seul l’inspecteur américain chargé de cette affaire, estimera si oui ou non les documents présentés seront suffisants pour faire parvenir le dossier au procureur fédéral.