C’est faux, la robotisation n’aide pas à la création de l’emploi

Etant un vecteur important de la croissance économique, la création de l’emploi reste toujours la première préoccupation de la politique française, comme le pense l’expert en économie. Dans cette optique, certain pensent que l’introduction de la haute technologie dans l’économie facilite la création de l’emploi. Ceci vient d’être contesté par deux chercheurs américains qui viennent de publier une étude sur les effets de la robotisation sur l’emploi en aboutissant à des résultats plutôt inquiétants.

Retour sur position

En mai 2016, Daron Acemoglu et Pascual Restrepo, deux chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (MIT) et de la Boston University, ont publié une étude qui montrait que l’utilisation des robots dans l’industrie permettait de créer l’emploi en recyclant les anciens métiers manuels et en permettant d’augmenter les niveaux de rémunération dans ce domaine d’activité.

Cette conclusion tenait bien la route, jusqu’à ces auteurs reviennent sur leur position en publiant de nouveau, en mars 2017, une nouvelle étude basée sur une analyse empirique de l’évolution du secteur industriel et en s’appuyant sur leur observation de l’emploi dans ce secteur aux Etats-Unis pour la période 1990-2007. Les nouveaux résultats sont plutôt inquiétants et contredisent les théories précédentes en constatant un « effet négatif sérieux des robots sur l’emploi et les salaires en industrie »

Les robots suppriment la main-d’œuvre

 

Dans sa perception de la croissance globale d’un pays, on a toujours estimé que la création d’emplois est l’unique bon indice de développement. Ainsi, l’étude américaine sur l’influence de la robotisation dans la création de travail ne représente qu’un appui à cette théorie.

Autrement, le premier problème avec l’utilisation des robots dans l’industrie est que ces derniers ne créent que des postes pour leur propre gestion opérationnelle ou entretien. Avec leur arrivé, des postes d’ouvriers sont supprimés et il n’existe encore aucun autre modèle pour compenser cette défaillance. Durant leur observation, les deux chercheurs ont trouvé que les robots sont directement responsables de la suppression de 670000 postes en se basant sur cette équation «  un robot installé pour 1000 ouvriers fait supprimer 6,2 postes dans le métier concerné.

Dans cette époque, les industriels comptent beaucoup sur ces engins à haute technologie et à fort apport productif pour accélérer leurs procédures de production et automatiser toute la chaine. Ayant plus rapide et parfois plus efficaces que les ouvriers qui doivent être formés et recyclés, les robots représentent ainsi un grand risque sur le futur de l’employabilité dans le secteur industriel.

 

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